ONF

garder la forêt

Publié par Anouk Lejczyk

Journal du projet

 

Accueilli L., employée à l'ONF depuis un an en tant que garde-forestier dans les communes alentours. Une occasion privilégiée de discuter avec une professionnelle de la forêt qui avoue rapidement aimer son métier pour les longues heures de solitude en forêt qu'il lui offre. Passionnée par la nature depuis toujours, elle a aujourd'hui retrouvé les forêts de son enfance dans un cadre professionnel, ce qu'elle considère comme une grande chance. Elle gère six communes, soit 210 hectares. Elle faisait partie des rares personnes à avoir le droit de se promener en forêt pendant le premier confinement.

Les élèves posent beaucoup de questions sur les scolytes, larves parasitaires qui attaquent les forêts d'épicéas ; on parle incendies et animaux blessés ou morts ; on nommes les autres menaces : braconniers, voleurs de bois. 

On évoque les différentes essences. L. a une préférence pour le merisier et nous apprend que la monoculture est désormais bannie des principes de gestion forestière : il faut au minimum planter deux essences par parcelle. Bonne nouvelle.

L. aperçoit parfois des renards, des chevreuils plus souvent. Les espèces protégées locales sont l'alouette lulu, le hibou grand-duc, le grand corbeau et la cigogne noire. Les unes et les autres très difficiles à apercevoir.

L. pratique le martelage en équipe deux jours par semaine, soit au marteau (ce qui peut lui occasionner des courbatures), soit à la peinture (moins durable). Elles sont 3 femmes sur une équipe plutôt jeune de 14 personnes, semblent avoir trouvé leur place.

Un discours positif, qui vient nuancer l'image moins reluisante que les médias et documentaires divulguent ces derniers temps. L. le précise d'ailleurs : il ne faut pas tout mettre dans le même sac, la situation dépend beaucoup des régions, des équipes... et peut-être un peu de l'ancienneté.

Un grand merci pour ce précieux témoignage !

La parole aux élèves :

"L. est arrivée, elle nous a dit son métier elle est garde-forestier. Elle a dit qu'elle devait regarder des arbres pour voir s'ils devaient être coupés. On lui a parlé du petit parasite le scolyte. "

"Le scolyte s'attaque aux épicéas mais pourrait-il s'attaquer aux autres arbres ? Il y a des espèces rares comme le hibou grand-duc, l'alouette lulu et le grand corbeau. La chenille processionnaire cause des allergies. Un merisier ressemble au cerisier. Les garde-forestiers martèlent les arbres à couper."

"L. nous a parlé de la forêt et nous a parlé aussi de ne pas caresser les animaux, des arbres, comment elle travaille, ce qu'elle fait, du scolyte qui se répand sur les épicéas et qui se propage sur tous les autres arbres. Je pense du métier de garde-forestier que c'est très dangereux et très aventureux."

"Pour moi la visite de L. était très chouette car nous avons beaucoup parlé, notamment des scolytes qui sont des petits insectes qui vivent par milliers dans les épicéas (dans les écorces). Nous avons aussi parlé des problèmes de gibier mais qu'il y avait une technique (ils utilisaient de la graisse de mouton car les cerfs les détestent (les moutons)). L. a dit qu'elle était plutôt sur le terrain depuis un an, qu'elle n'a jamais vécu un incendie, qu'elle et ses collègues allaient de terrain en terrain pour faire du martelage et qu'elle adorait son métier. Et ensuite elle est partie."

"Moi j'ai retenu de la visite de la garde-forestière que la forêt c'est vraiment pas comme nous pensions car nous croyions qu'il n'y a aucun souci mais c'est tout le contraire il y a des soucis avec les arbres (les épicéas), ils sont en train de mourir à cause d'insectes (les scolytes), ils sont en train de tuer des forêts entières ! Elle a parlé des arbres, de quelles maladies ils pouvaient avoir et comment on pouvait les soigner."

"Elle est garde-forestier et les scolytes sont des problèmes. Elle nous a aussi dit que le bois infecté par le scolyte servait à faire du pellet. Elle a parlé des animaux protégés dans nos forêts comme la cigogne noire ou le hibou grand-duc. Puis elle a expliqué que l'ONF essayait de ne pas planter le même type d'arbres par ce que pendant un moment on ne plantait presque que du douglas. Son métier consiste à protéger la forêt. Elle voit beaucoup d'animaux dans son métier comme des sangliers et des cerfs. 
Je pense que le métier de garde-forestier a l'air d'être très intéressant."

"Ce que j'ai retenu :
- qu'elle martelait des arbres avec ses collègues.
- qu'il faut faire 3 ans de formation pour devenir garde-forestier
- que le scolyte détruisait les épicéas
- qu'il y a des espèces protégées : la cigogne noire, l'alouette lulu, le hibou grand-duc
- qu'il n'y avait presque plus de forêts avec une seule variété d'arbres
- qu'on ne peut pas soigner un arbre
- qu'elle fait ce métier depuis un an
- qu'elle a choisi ce métier car elle aime la nature depuis toujours
- qu'elle travaille uniquement dans les Ardennes

Ce que je pense du métier de garde-forestier :
Je trouve que c'est intéressant et au moins on manque pas d'air."
 

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