OÙ ON FAIT UN PREMIER BILAN

Publié par Théophile Dubus - Cie Feu un rat !

Alors donc, je commençais à me dire qu'il fallait vraiment que j'organise les choses abordées en classe et que je trouve comment le spectacle écrit et créé par les élèves nourrira l'écriture de ma propre pièce. Comme j'aime bien faire des bilans, j'en ai fait un à la fin de ma première session de travail et ça m'a aidé à comprendre vers où on allait. Voici donc les comptes-rendus, écrits et publiés par les élèves en personne dans leur journal de classe et des extraits du bilan que j'ai écrit pour les élèves.

BILAN DES ELEVES

1èresession de travail du 6 au 14 janvier avec Théophile Dubus, notre auteur-metteur en scène-interprète de Création en cours : Nos impressions :

Avec Théophile, j’ai bien aimé quand on a travaillé sur plein de monstres différents, quand on devait chercher le mot, qu’on devait dessiner et quand on a écouté la chanson Frankenstein de France Gall et quand on a regardé le film « L ‘étrange Noël de monsieur jack ». Théophile est très gentil avec nous et il nous fait trop rigoler. Je retiens : « Un monstre est un individu ou une créature dont l’apparence voire le comportement surprend par son écart avec les normes d’une société ». Maxence

J’ai aimé le travail sur les monstres : quand on a regardé le film, quand on a dû raconter l’histoire d’un monstre qu’on avait inventé ou qu’on avait trouvé, et quand on a travaillé sur la monstruosité physique comme par exemple Elefant man (Joseph Merrick) ou la monstruosité intérieure comme la reine de Blanche neige. Jocelin

La première rencontre avec Théophile s’est bien passée. Théophile nous a donné un mot qui est en rapport avec un monstre, le mien c’était Big foot. Laurine

On avait fait deux groupes le groupe A et le groupe B et ensuite nous avons écouté la musique de France Gall (Frankenstein) avec un extrait du film, ensuite nous avons regardé un bout du film Gozilla. Alice

Dans les groupes on parle de monstres pour qu'en Mai on fasse une pièce de théâtre. Gabriel

J’ai aimé écrire et dessiner les histoires de monstre et regarder le film. Je n’ai pas aimé la chanson de la créature de Frankenstein. J’ai retenu mon monstre que j’ai inventé et l’histoire que j’ai raconté de Micrabuste. Loïc 

Théophile Dubus est un metteur en scène. J'ai bien aimé travailler avec lui. On a regardé des petites vidéos. On a expliqué ce que c'était pour nous un monstre. Il nous a donné des noms de monstres et nous, on a tous inventé ce que c'était, puis, on a regardé la définition. Par exemple : Ent = robot humanoïde cannibale et explosif (inventé) ; Arbre géant qui marche (définition). On a étudié aussi Godzilla, Frankenstein, Naga, Golem... Nous avons aussi rencontré Esmé Planchon; elle nous a raconté 3 contes et expliqué ce qu'elle faisait. Elle nous a expliqué la performance. La performance, c'est quand on fait comme un spectacle mais dans un endroit où on ne s'attend pas à ça. Maxime

Avec Théophile c’est trop bien on a parlé des monstres. On a beaucoup parlé de Frankenstein. On a aussi regardé un film qui s’appelle : « l’étrange Noël de monsieur Jack ». Il était trop bien. J’ai aimé quand on a écouté une chanson de France Gall : Frankenstein et quand Esmé est venue. Elle nous a raconté 3 histoires : pour quoi les chats sont gris, Léon et la maison garou. Elle a écrit deux romans le 1er c’est « jouer le jeu » et le 2ème « on habite à la forêt ». On a parlé d’Elefant man . Marina

Avec Théophile nous parlons des monstres, alors la maitresse nous a donné un cahier et dedans il y a des images de monstres, des dessins de monstres, des documents sur les monstres … Théophile nous a donné un mot qu’on ne connaissait pas et on a inventé un monstre à partir de ce mot-là. Moi j’avais le mot minotaure. Ensuite nous avons aussi vu une conteuse qui s’appelle Esmé Planchon. Héloise

Pendant dix jours nous avons travaillé avec Théophile Dubus qui est comédien il fait du théâtre. Nous avons parlé des monstres. Nous avons écouté des musiques et regardé un film. Il nous a présenté Esmé Planchon une comédienne, conteuse, écrivaine et plein d’autres choses. Elle nous raconté trois histoires et ma préférée est celle avec un chat qui brille en rose fluo dans la nuit. Théophile nous a demandé de parler d’un monstre et de raconter son histoire Maxime et moi on a tous les deux pris Godzilla. Thomas

J’ai aimé travailler sur les monstres, quand Esmé est venue et nous a raconté des histoires et parlé avec nous et quand Théophile nous a raconté une histoire. Je n’ai pas aimé la musique « Dracula » mais sinon j’ai tout aimé. J’ai retenu les noms des monstres que nous a montrés Théophile : La vouivre, la créature de Frankenstein, le golem...Sinon j’ai retenu certains mots compliqués : Tautologie, paradoxal, réécriture, la norme, freak-show etc… J’ai retenu les histoires qu’on nous a racontées. Axel

Nous avons parlé de monstres et grâce à ça j'ai appris ce que voulait vraiment dire le mot « monstre ». Nous avons parlé de nos monstres préférés et le mien est Maléfique mais je vais changer car je dois inventer mon monstre. Avec le groupe A nous avons décidé que maintenant « Elefant man » ne serait plus appelé comme ça, mais Joseph Merrick car c'est très insultant de continuer de l'appeler ainsi. Et nous avons rencontré Esmé Planchon, elle a écrit 2 livres : « Faux jouer le jeux »et « On habitera la forêt ». Et elle nous a lu des contes imaginés par elle-même. Nalah

On a vu une chanson qui s'appelle Frankenstein. On a vu des extraits de film comme la belle et la bête, Blanche neige et les sept nains... Et on a regardé un film qui s’appelle « L’étrange noël de monsieur Jack ». On a parlé de la créature de Frankenstein et d’Elefant man. On a tous dit notre monstre préféré. Le mien c’est Maléfique et j’ai dessiné sa tête. J’aime bien aussi les vampires. Et on a vu Esmé Planchon et c’était trop bien. Le titre de la pièce sera les ogres et les ogresses. Et le vrai nom d’Elefant man c’est Joseph Merrick. Il est né en 1862 et mort en 1890. Camille

Ce que j'ai aimé avec Théophile : travailler sur les monstres car j 'aime les monstres et puis il est drôle, gentil, il raconte plein de choses intéressantes. Ce que je n'ai pas aimé avec Théophile : rien j'ai vraiment tout aimé ! Et ce que j'ai retenu avec Théophile : c'est que les monstres peuvent être gentils, méchants, drôles et aussi Esmé Planchon est venue. Tous ses contes sont beaux, drôles j'ai adoré c'était une belle expérience. Leia

J’aime Théophile car il est gentil, il nous a appris beaucoup de choses sur les monstres, il nous a dit qu’il y avait des monstres déformés, pas gentils pour une raison. Il nous a dit de faire des dessins sur le cahier de monstre c'est là qu'on écrit les informations sur les monstres. On a regardé un film qui s'appelait « L’étrange Noël de Mr Jack ». C'était bien, il y avait beaucoup de musique. J'ai bien aimé et on a parlé de Joseph Merrick qu'on surnomme elefant man car pour les gens c’était un monstre. Norah

On a vu plein de monstres dont : La créature de Frankenstein ; Joseph Merrick dit vulgairement «Elefant Man ». Nous avons écouté : Champagne de Jacques Higelin ; Frankenstein de France Gall. Nous avons vu des extraits : La belle et la bête de Jean Cocteau ; Blanche-Neige de Walt Disney ; Jasons et les argonautes de Don Chaffaj ; L’étrange Noël de Monsieur Jack (l’intégral). La maîtresse nous a lu des livres d’ogres et d’ogresses : La promesse de l’ogre ; D’entre les ogres ; L’ogresse en pleure ; La comédie des ogres ; Le déjeuner de la petite ogresse ; La fine fine femme ; Pas peur de toi ; Baba Yaga. Tout ça est inscrit dans notre cahier de monstres. Nous le remplissons avec Théophile. Il nous a lu une pièce qu’il a écrite : « Le dernier des romantiques ». De janvier à Mai, il sera avec nous. Il écrit « Pélagie la Mère -Ogresse ». Avec nous c’est « Création en cours ». Il a un cahier pour la classe. Line

Avec Théophile on a travaillé 10 jours et on va même jouer une pièce de théâtre à la grange Lazard. Ce que j’ai le plus aimé, c’est quand on a présenté le monstre de notre choix. Moi j’ai choisi le monstre du Loch Ness il s’appelle Nessi. J’ai bien aimé quand on a regardé le film : « l’étrange Noël de monsieur Jack ». Moi ce que je n’ai pas aimé c’est quand il est parti mardi. Mais il va revenir au mois de février. Il nous a appris des noms de monstres : exemple : le vouivre : géant qui mesure 999 852 698 mètres (inventé par le pf Théo) dragon avec un cristal sur sa tête(définition). Théo

J’ai aimé quand Théophile est venu. C’est une personne super sympa je me suis bien amusé. On a appris ce qu’est un monstre. On a pris des noms de monstres. Il y avait deux groupes A et le groupe B. Du coup, la classe était séparée en deux. On a regardé un film il s’appelait « l’étrange Noël de Monsieur Jack ». Il était sympa je le conseille a beaucoup de personnes. Puis après le film, on a parlé du film pendant une petite heure puis il nous a quitté tout le mois de Janvier et il revient en Février. Tout le monde est pressé de le revoir. On a aussi écouté une chanson sur le thème des monstres, elle s’appelle Frankenstein de France Gall. Toute la classe a aimé la musique et je vous la conseille aussi. Julian

Avec Théophile j'ai bien aimé ce qu'on faisait. On s'est posé plein de questions. Qu'est-ce que c'est qu'un monstre ? Est-ce que c’est méchant ou gentil... On a regardé un film, on a aussi écouté des chansons. Il y en a une que j'ai bien aimée c'est Frankenstein. Aussi ce que j'ai aimé c'était quand Théophile nous a dit un nom de monstre et qu'il fallait l'inventer. Moi c'était le SPHYNGE. Il fallait choisir un monstre et le décrire, moi j'ai choisi Dracula. Je l'aime bien parce que c'est un vampire, il boit du sang, il peut voler, il a une cape noire... Louise

J’ai aimé regarder le film de monsieur Jack. Le film était très cool. J’ai tout aimé surtout quand il nous a donné un nom de monstre et on devait inventer un monstre. J’ai appris à connaitre beaucoup de monstres que je ne connaissais pas. Le monstre qu’il m’a donné c’était l’ENT et je ne le connaissais pas. C’était aussi le but. J’ai inventé un monstre bizarre. Un ENT c’est un monstre arbre qui bouge. J’ai aimé aussi quand il nous a demandé de raconté l’histoire du monstre qu’on voulait. Ziyad

MON BILAN

Nos ogres et nos ogresses

(et autres monstres de Charmont)

 
   


Première session de travail – du 6 au 14 janvier 2020

Voilà, c’est fait, les premières journées de travail et de recherche autour des monstres avec vous sont passées ! Avant ma prochaine venue en février, j’ai préparé ces feuilles (à coller dans le carnet de monstres, par exemple) qui sont comme un petit bilan, avec les références des œuvres dont nous avons parlé, les définitions des mots compliqués que nous avons utilisés et quelques réflexions parmi celles que nous avons eues et qui m’ont le plus marqué.

D’abord, on s’est mis (plus ou moins) d’accord sur LA DEFINITION DU MOT « MONSTRE » :

Monstre, c’est celui ou celle qu’on « montre ». Et si on montre quelque chose, c’est parce qu’il y a quelque chose à voir.

Dans les dictionnaires, on a trouvé ces définitions :

- Être vivant présentant une importante malformation : La tératologie est l'étude des monstres.

- Être fantastique des légendes, de la mythologie : Un centaure était un monstre moitié homme, moitié cheval.

- Animal effrayant ou gigantesque par sa taille, son aspect.

- Objet, machine effrayants par leur forme énorme : Une petite voiture coincée entre deux monstres.

Personne d'une laideur effrayante.

- Personne qui suscite l'horreur par sa cruauté, sa perversité, par quelque vice énorme : Un monstre d'ingratitude.

- Enfant insupportable.

Et la définition la plus importante pour moi : Un monstre est une créature dont l’apparence ou le comportement surprend par son écart spectaculaire avec les normes d’une société.

 

On s’est aussi posé la question du RÔLE des monstres :

On n’a pas vraiment répondu. On a vu qu’il y a des monstres qui font peur (et, parfois, on aime bien avoir peur) mais ce n’est pas vrai de tous les monstres, loin de là. Je n’ai pas encore de réponse à cette question (et je ne suis pas sûr qu’il y en ait une)

 

On a souvent utilisé du vocabulaire compliqué. Voici quelques uns des mots qu’on réutilisera sûrement : 

Ambivalence/ambivalent : c’est ce qui est multiple, compliqué, qui peut avoir plusieurs sens, ou provoquer des choses contradictoires. Exemple : « les vampires me font peur et m’attirent en même temps. » « Mister Jack est parfois drôle et gentil, et parfois effrayant. » - Cf. Paradoxe/paradoxal

Cf. : abréviation d’un mot latin, confer, qui invite à aller voir une autre référence. On s’en sert beaucoup en prise de notes, parce que c’est très utile. Exemple : « Certains monstres sont des morts-vivants – cf. les zombies ».

Cliché : c’est une banalité dite et redite, qu’on connait déjà par cœur, et qu’on retrouve dans trop d’histoires. On peut aussi dire un « lieu commun ». Exemple : « La princesse très gentille était retenue par un dragon très méchant. »

Conflit du personnage : dans une histoire, c’est un problème du personnage qu’il ou elle veut résoudre. Exemples : La Reine veut être la plus belle du Royaume, MAIS Blanche-Neige est plus belle qu’elle. La Bête veut être aimée MAIS sa laideur effraie Belle. Orage le petit seigneur des ténèbres a envie de gagner MAIS il doit perdre. 

Conte étiologique : c’est un conte qui raconte l’origine de quelque chose, d’une expression, d’une situation ou d’un phénomène. Exemple : Pourquoi dit-on que la nuit tous les chats sont gris ?, le conte inventé par Esmé.

Conte détourné : c’est quand on reprend un conte déjà existant et qu’on y modifie un ou plusieurs éléments. Exemple : Le Grand Gentil Loup et les trois méchants petits cochons

Freak-show : c’est un mot anglais qui désigne les foires monstrueuses, où, comme dans Le dernier des Romantiques, on exposait des gens avec des conditions physiques sortant de l’ordinaire. Aujourd’hui, c’est interdit (et c’est tant mieux).

Norme : c’est ce qui est commun, ordinaire, répandu, habituel. Quand on est dans la norme, on est normal.

Paradoxe/paradoxal : quelque chose ou quelqu’un qui a plusieurs caractéristiques qui devraient normalement s’opposer. Exemple : « une mère-ogresse » -> une mère ça donne la vie, une ogresse ça la prend, une mère-ogresse, ça donne et ça prend la vie en même temps. « un clown maléfique » -> un clown, c’est censé faire rire, ce qui est maléfique fait peur, un clown maléfique, ça fait rire et peur en même temps.

Cf. ambivalence/ambivalent.

Réécriture : c’est quand on reprend la base d’une histoire déjà existante pour en inventer une nouvelle. Exemple : Maléfique est une réécriture de La Belle au Bois Dormant.

Surréaliste : ce sont des artistes (peintres, poète·sse·s, réalisateur·trice·s …) qui ont cherché à reproduire la logique des rêves dans leurs œuvres. Cela donne des œuvres étranges, bizarres, souvent drôles, parfois difficiles à comprendre. Leonora Carrington est une poétesse surréaliste.

Tautologie : c’est quand, pour expliquer quelque chose, on redit la même chose ; on peut aussi dire « pléonasme ». Exemple : J’aime bien ce film parce que je le trouve bien. Ou ça m’émeut parce que c’est émouvant. Ou Je suis fatigué parce que j’ai sommeil.

Tératologie : l’étude des monstres. Ceux et celles qui étudient les monstres (comme nous !) sont des tératologues.

On a parlé de beaucoup d’œuvres. En voici quelques-unes.

LIVRES

- Faut jouer le jeu, de Esmé Planchon (L’école des loisirs) – le premier roman d’Esmé, un roman où une lycéenne et ses nouveaux amis jouent à un jeu qui s’appelle « Entrons dans la fiction »

- On habitera la forêt, de Esmé Planchon (Castermann Junior) – le deuxième roman d’Esmé, un roman où une collégienne en vacances fait des rencontres inattendues et sauve une forêt.

- Frankenstein ou le Prométhée moderne (1818), de Mary Shelley, le roman original où s’est créé le mythe du Docteur Frankenstein et de sa créature

- Dracula, de Bram Stoker, le roman original où s’est créé le mythe du Comte Dracula, le vampire le plus célèbre du monde.

- Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien, une série très célèbre de romans fantastiques – un peu comme le grand-père d’Harry Potter.

- Le Lait des rêves, de Leonora Carrington, recueil de poèmes et de contes surréalistes sur les monstres.

FILMS ET SERIES

- Blanche-Neige et les sept nains (1937), de Walt Disney, le célèbre dessin animé.

- La Belle et la Bête (1946), de Jean Cocteau, un film merveilleux qui s’inspire du conte du même nom.

- Buffy contre les vampires (1997 – 2003) de Joss Whedon, une série qui parle d’une Tueuse de Vampires.

- L’étrange Noël de Monsieur Jack (1993), d’Henry Selick, film d’animation vu en classe.

- Elephant Man (1980), de David Lynch, un film racontant l’histoire vraie de Joseph Merrick, né avec une déformation du visage, exhibé en tant que monstre de foire et surnommé « Elephant Man ».

- Fantasia (1940), de Walt Disney, série de films courts d’animation, où Disney s’inspire de grands airs de la musique classique pour créer des histoires.

- Frankenstein (1931), de James Whale, la première fois que le roman a été adapté au cinéma.

- Freaks (1936) – un film sur les freak-shows

- Godzilla (1954), de Edji Tsuburaya, la première apparition du Roi des Monstres au cinéma.

- Le Golem (1920), de Paul Wegener et Carl Boese, un film allemand muet qui raconte l’histoire du Golem, créature d’argile créée pour protéger son créateur mais qui finira par se retourner contre lui.

- The Greatest Showman (2018), de Michael Grasey, un film musical qui se déroule dans le monde du cirque et des parades monstrueuses.

- Le magicien d’Oz (1939), Victor Fleming (cité par Esmé). Une comédie musicale en noir et blanc ET en couleurs avec des souliers rouges, des méchantes sorcières, des bonnes fées, un lion peureux, un homme de fer, un épouvantail, une jeune fille, le chien Toto et le Kansas.

- Wonder (2017), de Stephen Chbosky, qui raconte l’histoire d’un petit garçon né avec une malformation du visage.

MUSIQUE ET CHANSONS

- Champagne, écrit et chanté par Jacques Higelin

- Dracula, écrit et chanté par Thomas Fersen

- Frankenstein, écrit par Serge Gainsbourg, chanté par France Gall

- Une nuit sur le Mont Chauve, de Modeste Moussorgski

 

Pour finir, grâce au travail avec vous, je me rends compte que, décidément, les monstres qui m’intéressent le plus sont ceux et celles qui sont paradoxaux et ambivalents, et qu’on aime tout en ayant peur d’eux.

Giulio Romano
Des Monstres, Giulo Romano

OÙ JE COMPRENDS SUR QUOI ON TRAVAILLE

Comme dit dans le paragraphe juste au-dessus, j'ai réalisé que le lien que je veux faire entre mon histoire de mère-ogresse et le travail mené par les élèves, c'est précisément ce concept d'AMBIVALENCE. Quand on ne sait pas si on aime ou si on hait, quand on ne sait pas si on désire ou si on a peur, et quand on ne sait pas sur quel pied danser. J'ai l'impression que c'est un thème important, fertile et qui, malgré/grâce à sa complexité, il peut parler à tout le monde, quel que soit notre âge.

C'est là-dessus qu'on a fini la première session, en développant "ambivalent" et "paradoxe", et surtout en dansant l'expression "ne pas savoir sur quel pied danser".

(Vous pouvez essayer chez vous, vous verrez, c'est très amusant.)

A bientôt ?