Village aux mille roses

Une semaine à la Grande Famille

Publié par Louise Morel

Après avoir passé 10 jours à Lamothe-Fénelon, et être rentrés à Toulouse, nous n'avons pas chômé. Dès le 3 juin, c'était reparti pour une semaine intensive de travail !
À Pinsaguel, non loin de Toulouse, nous nous sommes cette fois-ci installés à la Grande Famille, un café culturel chinerie qui se définit lui-même comme "Un lieu d’expérimentation artistique et sociale." Maurice Fontaine nous a accueillis dans ce lieu magnifique inauguré deux semaines plus tôt, le 17 mai. 
Il nous a fait de la place pour que nous puissions installer notre décor, nous a aidés à réfléchir l'optimisation de l'espace, et nous a laissés vivre, chez lui, durant ces quelques jours où nous avions besoin de travailler.
Nous lui en sommes très reconnaissants !

Ayant beaucoup bricolé la semaine précédente, nous avions hâte de continuer la mise en pratique de tout cela, entamée fin mai. En nous procurant notamment du matériel lumière plus précis et adapté à ce que nous voulions faire (davantage de petites sources mobiles, des petites LED qui peuvent changer de couleur...), ainsi qu'en empruntant un rétroprojecteur nous avons fait un bon en avant dans la construction visuelle du spectacle. C'est autour de cela que s'est concentrée la semaine. 
Mais qui dit spectacle très technique dit également soucis techniques. Questionnements sur la structure, ampoules qui claquent difficiles à remplacer, objets compliqués à concevoir, et malgré tout manque de temps, aussi. Ça n'a pas toujours été de tout repos. Mais nous nous en sommes sortis tout de même, et le visuel du spectacle est devenu de plus en plus intéressant.
Dans ce travail, les comédiens sont à la fois acrobates (il est parfois difficile de ne pas passer dans le faisceau lumineux), interprètes de plusieurs personnages et techniciens (qu'il s'agisse de déplacer rapidement des objets dont on doit voir la silhouette, ou de manipuler des lampes au bon moment). Lier tout cela est ardu, et ils y arrivent habilement.

Durant toute cette semaine, tout en réglant les problèmes techniques, et en répétant, nous n'avons cessé de poursuivre les différents bricolages nécessaires (fabrication de rosiers, de casques de soldats, couture, découpage de carton etc). C'est pour cela qu'il nous a fallu prendre un peu de recul sur le travail, et rien de mieux alors que de le confronter à d'autres regards que les nôtres. Le samedi 8, nous avons de nouveau ouvert notre répétition pour accueillir des enfants et leurs parents, afin de leur montrer une partie du spectacle en cours de travail, tout en les prévenant préalablement qu'il s'agissait d'une répétition et que nous pouvions nous arrêter en cas de besoin, et en les remerciant chaleureusement de nous prêter leurs yeux et leurs avis. 
Après leur avoir montré ce que nous avions fait durant une semaine, nous avons un peu discuté et, oh, surprise, certaines connaissaient le conte de Philippe Nessmann pour l'avoir étudié à l'école. Certains avaient compris quelques éléments, de plus jeunes enfants ont eu du mal à saisir... quelques retours d'adultes allaient dans le sens d'une simplification globale, mais de façon générale tout ceci était très constructif et plutôt positif. C'est dans ce moment joyeux que nous avons conclu la semaine, reconnaissants envers ces accompagnateurs de création, envers la Grande Famille, Maurice et Cathy, ainsi qu'envers Anne Chabbert, pour les photos (ci-dessous) et pour nous avoir accueillis chez elle quand nous en avions besoin cette semaine là. 

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